Parelli Natural Horsemanship

3. Les 7 jeux - Où l'on se rencontre

 
 
Les besoins primaires étant satisfaits (sécurité, nourriture...), vient le temps des rapports sociaux, c'est-à-dire le jeu. C'est pour cela que la méthode Parelli se base sur ce que Pat Parelli a nommé <<les 7 jeux>>, qui sont une extrapolation humaine des jeux que les chevaux pratiquent constamment entre eux.
 
Fred et Zippy
 

1- Le premier, le plus important, est le jeu de l'amitié (Friendly Game) qui consiste à gagner la confiance du cheval. Sa confiance d'abord en nous, puis en tout ce qui se présente avec nous (outils, environnement, animaux de compagnie...) et enfin en tout ce qu'on lui demande de faire.
Pourquoi est-il fondamental ? Parce qu'en respectant ses priorités, ses intérêts, ses besoins et ses paliers de façon constante, nous définissons d'entrée de jeu notre souci de respect mutuel. Nous ne souhaitons pas une obéissance motivée par la peur. Tant qu'il reste des rapports de prédateur/proie entre nous, la communication et donc la fluidité dans le partenariat en sont affectées. À terme, il s'agit bien d'apprendre à transformer en nous tous nos réflexes possessifs en une attitude positive de leader.

2- Le jeu du porc-épic (Porcupine Game), ou pression constante, consiste à faire respecter une demande par contact physique. Dans toutes leurs demandes, les chevaux (du moins les chevaux "polis") effectuent une gradation croissante en 4 phases dans la pression du signal employé, même si cela peut aller très vite (parfois plus vite que notre perception immédiate). La mère signifiant à son poulain de bouger sa croupe y pose son nez, puis les dents, puis mordille et enfin mord pour de bon s'il n'a toujours pas bougé. La pression cesse à l'instant même où "l'interlocuteur" y cède, comme si l'on s'appuyait sur les épines d'un porc-épic - d'où le nom du jeu.
Cette notion de 4 phases de fermeté est également une clef fondamentale de la communication, la phase 1 étant aussi polie et légère que possible, et la phase 4 impérative.
Le poulain apprend vite que le confort réside dans l'obtempération au premier signal, et c'est ainsi que la mère n'a presque plus jamais besoin de dépasser la phase "nez".
Nous utilisons une pression du bout des doigts, en imitant le nez d'un cheval, pour inviter notre monture à se déplacer dans la direction souhaitée. La légèreté que l'on peut obtenir dans la réponse est celle avec laquelle on exerce notre première phase...

Chloé et Oriolla

3 - Le jeu de la conduite (Driving Game), ou pression rythmique, consiste à demander ces mêmes déplacements à distance, c'est-à-dire sans toucher le cheval. La pression exercée est rythmique, à la manière du cheval qui, le cou tendu et les oreilles plaquées, balance sa tête vers celui qu'il veut voir bouger. Pour simuler le long nez qui nous manque nous utilisons le carrot stick, au besoin rallongé d'une cordelette. Utilisé comme une extension de nous-même, les chevaux le perçoivent ainsi, et c'est à notre attitude corporelle qu'ils distinguent une intention de caresse (amitié) d'une demande de mouvement (conduite).


Tous les autres jeux sont des combinaisons de ces trois premiers,
qui forment les bases de la communication équine.


4 - Le jeu du yoyo (Yoyo Game) consiste à faire reculer son cheval sans se déplacer soi-même, puis à l'inviter à revenir près de nous. La logique en est de lui faire explorer différentes zones de confort, pour qu'il se sente à l'aise dans l'éloignement comme en sécurité près de nous. C'est aussi une sécurité que de pouvoir parfois éloigner son cheval rapidement de soi.

 

Charlotte et Genji
5 - Le jeu du cercle (Circling Game)
consiste à envoyer son cheval sur un cercle dont  nous  sommes le centre. Sur  un  principe en fait très différent de la pratique qui consiste à longer un cheval, ce jeu est adaptable à souhait pour construire bien des codes et connivences et établir des responsabilités mutuelles.


6- Le jeu du déplacement latéral (Sideways Game) : comme son nom l'indique... Il oblige le cheval à se concentrer sur le mouvement effectué : croiser les antérieurs et les postérieurs. Cela l'aide à se "rassembler" mentalement, lui qui est si volontiers dans la fuite en avant en ligne droite. C'est également une manoeuvre très pratique dans de nombreuses situations de la vie quotidienne !

Amber et Sunny

7- Le jeu du passage étroit (Squeeze Game) a pour objectif de rendre la cheval plus confiant dans les situations qui le rendent claustrophobe : tout ce qui ressemble à un endroit où l'on pourrait se faire coincer par un prédateur. Le plus évident, parce que le plus problématique, est le van, mais une porte est un passage étroit, une rivière (la pression n'est plus latérale mais verticale), une branche basse... Et si vous demandez à votre cheval à partir de quel degré d'ouverture il considère un passage comme "étroit", vous pourriez avoir des surprises !

 
Mary et Sirius
     
hébergement du site : www.jsm-hosting.com/ haut de page