<<On dit du Barbe qu'il meurt mais ne vieillit jamais>>

Notre idée étant d'élever nos chevaux le plus "au naturel" possible, il était souhaitable de choisir une race rustique. Utilisés notamment comme montures de guerre depuis l'Antiquité, ces chevaux avaient fait leurs preuves en survivant aussi bien aux périples des déserts qu'à travers les steppes glaciales de Russie. On disait d'eux qu'ils <<peuvent la faim, et ils peuvent la soif>>.

Roméo

Rustique et endurant, le Barbe est équilibré dans son modèle et élégant dans ses allures, il présente de bonnes aptitudes dans toutes les disciplines équestres traditionnelles.

Les chevaux Barbes sont également réputés pour leurs qualités relationnelles, mettant tout leur coeur et leur force dans ce qui leur aura été demandé avec respect, et capables de se montrer défensifs s'ils se sentent brusqués. En somme, de parfaits professeurs pour quiconque désire apprendre un véritable partenariat avec les chevaux !

Sirius et Mary

 

Pierre Pakhomoff, acrobate équestre de haute voltige, lui donne sa préférence pour <<cette manière d'aimer vivre près de l'homme, sa docilité, sa robustesse, une espèce de complicité dans l'action sportive, une rusticité à toute épreuve>>.

Le berceau des Barbe-Arabes est le Maghreb (les noms de <<barbe>> et <<berbère>> ont la même racine), où de très anciennes traditions de courses équestres ont fait de ces chevaux un symbole d'honneur et de fierté, avant même les pur-sang Arabes. C'est donc en Tunisie que Marie-Claire est allée les choisir, où ils menaient une vie bien différente de celle qui les attendait de l'autre côté de la mer...


 vers l'Association Française du Cheval Barbe
 http://afcb.9online.fr/

 vers l'Association Belge du Cheval Barbe
http://www.abcb.be/

Smigus, Bahia, Rebelle et Rakim
Youchka, Rebelle et Riva
   
 
 
La petite histoire...

Lettre du Général Chef d'État-major du 2ème corps au Général Daumas, 
De Cissey

Devant Sébastopol, le 30 Mars 1855.
<< Nos chevaux d'Algérie ont admirablement supporté les rigueurs de l'hiver, les privations et les fatigues. On croyait qu'ils ne pouvaient endurer ni le froid, ni la neige, ni la gelée et cependant, ils sont sortis victorieux de toutes ces épreuves qui, Dieu le sait, ne nous ont pas fait défaut, sans autre abri qu'une simple couverture. C'est une race admirable ! Vous l'avez popularisée en France par votre ouvrage Chevaux du Sahara, la guerre d'Orient vient de la populariser en Angleterre. Les Anglais nous offrent des prix fabuleux des chevaux Barbes que nous avons ici, mais vous comprenez que les marchés sont trop rares ; nous en avons besoin et nous les gardons. J'ai encore le cheval que vous m'avez connu en 1842, il a fait toutes mes campagnes en Algérie avec le maréchal duc d'Isly, toutes les expéditions entreprises après mon départ, tous mes embarquements et débarquements et il est encore si vigoureux et si beau que les Anglais me tourmentent chaque jour pour que je le leur vende. C'est impossible. Ce vieux compagnon mourra chez moi et je lui donnerai les invalides dès que j'en trouverai la possiblité. >>

 

Toutes les citations de cette page proviennent du livre
Le cheval Barbe, publié en 1987 aux éditions Caracole.
 
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