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Si Pat Parelli n'a rien inventé, pourquoi afficher tant de "différence" ? |
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Pat parelli n'a en effet rien inventé du langage équin, puisque les chevaux le parlent depuis toujours ! Il n'a pas non plus inventé le fait de le copier pour se faire comprendre d'eux. C'est, en fait, ce que font toutes les personnes qui "sentent" ce qu'il faut faire dans une situation donnée avec un cheval, chacune à leur niveau et plus ou moins consciemment. Simplement, il en a fait les fondements de sa méthode, son souci n'étant pas seulement de veiller à l'articulation des cohérences pour humains et équidés, mais aussi à la sécurité et au bien être de tous. Chacun des outils de fabrication Parelli à été pensé et conçu pour rencontrer des exigences de clarté, légèreté et sécurité. De la même manière, c'est seulement au fur et à mesure de notre apprentissage que nous comprenons la pertinence de certains détails, sur lesquels il avait fallu insister sans raison apparente.
Linda Parelli, l'épouse de Pat et aujourd'hui instructrice PNH*****, a énormément travaillé sur l'aspect pédagogique de la méthode ainsi que sur son accessibilité, en faisant également appel aux conseils de Dr Stephanie Burns, professionnelle en pédagogie appliquée pour adultes. C'est cette recherche d'efficacité dans tous les domaines qui donne à cette méthode son caractère complet et équilibré. L'enseignement équestre dispensé dans la majorité des Clubs est essentiellement centré sur l'aspect "performance sportive". Si l'anatomie du cheval, les soins et la santé sont également abordés, l'aspect relationnel et psychologique est souvent mentionné de façon minimaliste, et peut se caricaturer en ces termes : <<Ne lui montre pas que tu as peur, tu dois te montrer le plus fort sinon il se moquera de toi>>. Hélas, peu de gens réalisent alors que se montrer le plus fort peut signifier autre chose que plus brutal, avec des mors plus puissants, des éperons plus pointus... Selon les concepts Parelli, se montrer le plus fort, c'est oser se remettre en question pour éviter une bataille, savoir reconnaître que l'on a voulu aller trop vite, adapter ses demandes aux possiblités du couple cheval-cavalier, être patient et persévérant, savoir renouveler sa demande au moment opportun. Un des grands principes de Pat Parelli est celui-ci : <<Seule une préparation appropriée nous évite de mauvais résultats>>.
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Une méthode pour cow-boys et débutants ? |
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Pat Parelli venant du monde de la monte western, il s'est effectivement beaucoup inspiré du travail des vachers et de la morphologie de leurs chevaux (les Quarter horses) dans la forme de ses jeux montés. Linda Parelli, quant à elle, est une cavalière "classique" de dressage à l'européenne, et a également beaucoup marqué de son empreinte la méthode créée par Pat depuis qu'elle travaille à ses côtés. Quoi qu'il en soit, l'objet de l'enseignement est un mode de communication pour lequel les jeux ne sont que des supports, et il ne détermine en aucun cas le type de monte à adopter. Au contraire, les clés apprises sont celles de toutes les possibilités, que l'on rêve d'être cow-boy, champion de CSO ou de dressage, que l'on aime les randonnées paisibles ou les projecteurs des cirques... et cela que l'on approche un cheval pour la première fois ou que l'on désire réapprocher notre partenaire de concours sur un mode relationnel nouveau. Il est d'ailleurs connu que les véritables horsemen de toutes les disciplines ont les mêmes codes, simplement des objectifs différents. Souvent, c'est le côté spectaculaire des représentations publiques que l'on retient, mais débourrer un cheval en une heure ou monter sans bride ne sont pas des objectifs en soi. Ce sont simplement des manières d'illustrer ce que l'on obtient d'un cheval que l'on a pris la peine de comprendre et de respecter et cela signifie nécessairement de ne pas compter le temps que l'on y passe. Encore une fois, il ne s'agit pas de formules magiques mais de la maîtrise d'un talent : Pat Parelli est un maître dans son art et ses shows illustrent ce qu'il est possible de faire en appliquant ses principes, de la même manière qu'un champion du CSO illustre les possibles de l'obstacle. À nous, ses élèves, il faut parfois plusieurs jours pour obtenir ce qu'il obtient en une heure. Une longue expérience auprès des chevaux permet donc d'assimiler plus aisément et plus rapidement les concepts enseignés en PNH, et tout acquis (en équitation classique ou autre) est une richesse et une ouverture supplémentaire. C'est pour cela que les maîtres du classique font souvent les meilleurs "chuchoteurs". Le point fort de la méthode Parelli, c'est qu'elle s'adresse aussi aux débutants, que son objectif est d'amener ses élèves à plus de compréhension et d'autonomie dans leur apprentissage. Cela le rend plus efficace et plus satisfaisant à tout point de vue. C'est pour cela que Pat Parelli dit : <<Ne regardez pas ce que je fais, regardez de quoi sont capables mes étudiants>>. |
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De la manipulation psychologique déguisée ? |
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Certains voient la méthode Parelli comme une manière de soumettre le cheval subtilement en exerçant sur lui une grande pression psychologique. Il est possible par trop de pression (la notion de "trop" étant particulière à chaque cheval) de pousser le cheval à un stade où il se "ferme" à tout et semble extérieurement résigné. En fait, cela arrive fréquemment partout dans le monde où l'être humain et le cheval se rencontrent, le plus souvent par mécompréhension, mais hélas aussi par esprit d'exploitation abusive. Et bien sûr, il est possible à chacun-e de nous de nous laisser piéger par le prédateur en nous qui veut toujours plus, plus vite... même à de studieux élèves (ou professionnels) en PNH. Mais ça n'est pas ce que cette méthode enseigne : au contraire, la clé de la lecture réside dans le fait de savoir quand se retirer pour respecter les paliers de confiance de notre partenaire. Et bien sûr, c'est cela qui est le plus difficile, car il s'agit de construire et maintenir le fragile équilibre entre la confiance et le respect, ce en quoi se résume l'idéal de toute éducation !
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| Assimiler l'apprentissage d'un code à son utilisation à des fins manipulatrices revient à ne plus se servir d'aucun outil de peur d'en faire une arme... On peut pourtant considérer que l'on ne sait si bien respecter la fragilité et la faiblesse que lorsqu'on sait bien les reconnaître. |
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Vous parlez de langage corporel, qu'en est il de la voix ? |
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D'après l'éthologue et zoologue Marthe Kiley-Worthington, un cheval peut comprendre environ 300 mots différents. Il est également - et surtout - sensible à l'intonation de la voix. Au début de l'apprentissage, Pat Parelli recommande à ses élèves de ne pas utiliser la voix car, inconsciemment, nous avons tendance à parler trop, trop souvent, trop fort. Le fait de ne pas nous exprimer verbalement nous oblige à nous contrôler, et à nous concentrer sur notre langage corporel : le point fort du cheval, et notre point faible à nous. Une fois ces bases acquises, le langage verbal devient une aide d'autant plus efficace que l'élève aura appris à l'utiliser à bon escient, et de façon cohérente par rapport à son expression corporelle. |
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Renforcement positif/négatif, récompense ou punition ? |
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Nous n'aimons
pas utiliser pour les animaux le terme de punition, car la punition sous-entend l'accès à un sens du bien et du mal, impliquant un jugement de valeur morale. Si le cheval est doté d'une excellente mémoire, il semble que pour lui la connotation d'un événement présent ou passé soit plutôt liée à une émotion de type agréable/désagréable, ou encore sécurité/danger. L'émotion est immédiatement liée à l'action : une "punition" vient généralement torp tard. Les humains aiment croire qu'ils ont raison de punir car le cheval "sait bien qu'il a mal fait". C'est une croyance erronée. Il est souvent plus facile de sanctionner une action spontanée du cheval que de le motiver à commettre une action déterminée, puis un enchaînement de mouvements. Ici aussi, le positif peut attirer le cheval, ou le négatif l'obliger à se mobiliser.
Parelli insiste sur le fait que tout apprentissage doit se faire avec un cheval calme et confiant. C'est pourquoi le jeu de l'amitié est le premier jeu à maîtriser.
Lors des jeux suivants (cf. les 7 jeux : porc-épic et conduite), la pression exercée sur le cheval ne provoque pas d'inconfort physique au cheval en phases 1 et 2, elle augmente en phases 3 et 4.
Si le stimulus négatif est trop fort, le cheval panique et ne se souvient pas de la leçon, mais seulement de la peur/douleur éprouvée.
Mais si le cheval préfère brouter que de se mobiliser après les stimuli des phases 1-2, l'absence de phases 3-4 nous fera perdre toute crédibilité, et donc son respect.
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Une méthode non violente ? |
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Qu'entend-t-on par non-violence ? Son extrême serait d'offrir à nos chevaux une vie correspondant exclusivement à leur nature, sans clôture, libres de se reproduire et de vagabonder au gré de leurs besoins.
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Par ailleurs, c'est également la clarté de notre attitude qui va faire comprendre au cheval qu'il s'agit bien d'une phase 4 en préparation (donc évitable en "gagnant" le jeu), et non d'une attaque. Une agression est identifiable en ce qu'elle n'est pas prévenue ou ne correspond pas à un code de demande effectuable, qu'elle poursuit le cheval s'il tente de l'éviter et/ou si elle se répète plusieurs fois d'affilée, et enfin à la manifestation d'une émotion forte (colère, impatience, frustration...). Le poulain qui se fait pousser du nez et ne réagit pas avant d'être mordu ressent <<Ouille, je le savais pourtant, j'aurais dû bouger !>>. Il se peut d'ailleurs qu'il ait agit de la sorte pour vérifier la constance de l'autorité de sa mère. Mais le cheval qui reçoit des coups ou que l'on tente d'effrayer par derrière pour le faire entrer dans un van se sent attaqué par des prédateurs qui veulent le manger, car c'est la seule "façon d'avoir peur" qui soit inscrite en lui, même s'il "sait" peut-être que ses humains ne le mangeront pas vraiment. S'il panique, il se débat. S'il a confiance en sa capacité à déjouer la patience des prédateurs, il usera de toutes ses ruses pour échapper à ce qu'il ne veut pas faire, qu'on le frappe ou non, et la solution est alors de chercher ailleurs comment rétablir confiance et respect dans la relation. |
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| À cela s'ajoute que la violence existe aussi de manière plus subtile, sans forcément avoir recours à la douleur physique. Tous ces critères pris en compte, reste enfin que chaque cheval a une sensibilité propre (pour certains la pression causée par un regard est déjà énorme), et que le même cheval a une sensibilité différente en fonction de son état émotionnel du moment. Le but étant effectivement de ne pas avoir recours à la violence quelle qu'elle soit, c'est l'un des nombreux aspects délicats de l'apprentissage que de savoir en identifier le seuil dans chaque nouvelle situation. | |
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Le PNH pour les enfants ? |
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Il est vrai que la méthode Parelli a été pensée et conçue spécifiquement pour répondre aux besoins des adultes dans leur apprentissage. C'est pourquoi intégrer un enfant lors d'un stage PNH de manière à ce qu'il s'y sente à sa place et reçoive un suivi qui le motive représenterait un travail à part entière. Il existe cependant en France un centre de formation où ce travail d'adaptation pédagogique du horsemanship pour les enfants a été réalisé, de manière à recevoir des groupes en fonction de leur moyenne d'âge. Nous vous invitons à visiter le site de Laure Bousquet et Arnaud Macé à cette adresse : Domaine des Chevaux de Firfol |
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Le PNH chez soi ? |
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Bien que la présence d'un instructeur lors des stages en groupe apporte indéniablement des éléments irremplaçables à l'apprentissage, il est tout à fait possible de suivre la méthode Parelli chez soi à partir des supports multimédia mis à disposition des élèves. De nouveaux packs DVD (très bien faits) sont à présent disponibles pour les Niveaux 1 et 2, le Niveau 3 étant encore en cours de réalisation. Ils comprennent chacun :
- Plusieurs DVD présentés par pat Parelli et animés par Linda Parelli donnant cours à l'une de ses classes, ainsi que des interventions théoriques de Stephanie Burns. - Des livrets d'apprentissage. - Différentes aides ludiques (cartes mémoire, guides d'évaluation...). |
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Vous pouvez dès lors valider vos Niveaux PNH par envoi d'une vidéo des tâches d'évaluation effectuées avec votre cheval à l'instructeur de votre choix. |
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Carmen Zulauf, en Suisse romande, est également instructeur francophone PNH. |
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Liste des instructeurs PNH Rubrique INSTRUCTORS sur le site officiel |
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Et après le Niveau 3 ? |
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Le Niveau 3 représente la solide base qu'est notre capacité à nous exprimer naturellement en "cheval" et à nous sentir à l'aise avec notre partenaire équidé, ayant confiance d'avoir en main les clés pour faire face à n'importe quelle situation qui se présentera. Nous savons ouvrir toutes les portes vers les chemins que nous souhaitons explorer, et à partir de là... On peut créer des niveaux à l'infini, jusqu'à se transformer réellement en cheval !
- Les étudiants post Niveau 3 ont accès aux stages de la catégorie Parelli University, qui sont des formations de spécialisation : débourrage de jeunes chevaux, étalons, chevaux difficiles, devenir instructeur PNH...
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Bonne route ! |
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